Nous contemplons toute notre activité à travers le prisme de la compassion.

à l’avenir, nous continuerons à être instruments de pardon,de réconciliation et de guérison.

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Charisme

Les religieuses servites qui désirent suivre Jésus se tournent vers Marie qui a été la première disciple de Jésus et la meilleure.

Ecouter la Parole de Dieu
Dieu parle à travers les Ecritures, dans notre cœur et à travers les signes des temps. Comme Marie, nous cherchons à écouter cette Parole avec grande intensité, la méditant au plus profond de notre être, si bien que le Christ est conçu en nous. Nous espérons que les gens de notre époque qui aspirent à écouter la Bonne Nouvelle de Jésus, l’entendrons exprimée dans nos paroles et la verrons dans nos actions. Dans nos apostolats, nous portons la Vie qui vient de la Parole faite chair en Jésus, espérant qu’à travers notre éducation, ceux que nous servons seront touchés par la main apaisante de Dieu.

Vivre en femmes de Foi
Comme Marie à l’Annonciation, nous disons « oui » à l’action de Dieu dans notre vie même lorsque nous ne comprenons pas pleinement ce qui nous est demandé. Notre foi se base sur ce fondement solide de l’amour éternel de Dieu, et la confiance en ce que nos pauvres efforts seront transformés et rendus efficaces par la puissance de l’Esprit de Dieu. Nous cherchons à vivre dans la joyeuse simplicité demandant chaque jour notre pain quotidien, dans la confiance que nos besoins recevront une réponse d’un Dieu d’amour qui s’est engagé à se soucier de nous et de toute la création. Conscientes de nos limites humaines, de notre crainte d’un avenir inconnu, et de l’inadéquation des solutions humaines aux problèmes que rencontre l’humanité, notre foi nous enseigne à ne pas craindre lorsque nous nous efforçons de « Faire tout ce qu’il nous dit » (Jean 2,5)

Vivre dans l’Espérance
Marie, debout au pied de la croix, nous enseigne l’espérance. Lorsqu’elle a reçu dans ses bras son Fils mort et que tout semblait perdu, elle a continué à croire et à faire confiance dans le pouvoir salvifique de Dieu. Les disciples, le cœur brisé, ont été soutenus par sa présence de compassion et par son encouragement à espérer, même à travers leur désespérance, et à prier pour que la promesse que le Seigneur leur avait faite s’accomplisse. Comme Servites de Marie, nous vivons dans cette même joyeuse espérance. Dans notre monde troublé et divisé, où le Christ souffre la mort quotidiennement dans ceux qui sont brisés par les événements de la vie, nous cherchons à étendre notre compassion, leur offrant l’espérance que nous trouvée en un Dieu qui soutient toute la création dans l’amour, et avec qui il est possible d’avoir une relation aimante et transformante dans le temps et dans l’éternité.

 

Vivre en communauté
Tous les Servites tirent leur inspiration de plusieurs laïcs qui ont fondé notre Ordre (1945). Unis par leur commun amour pour Marie, la Mère de Jésus, ils se sont réunis pour vivre dans la paix et l’unité avec Dieu et avec les autres. L’exemple de nos premiers pères nous enseigne à vivre ensemble dans l’amitié aimante, une amitié que nous désirons librement partager avec d’autres dans l’hospitalité servite. Nous aimons en inviter d’autres à partager notre espace communautaire pour la prière, la convivialité et l’apostolat, et en gardant les personnes dans notre prière personnelle, nous leur offrons l’hospitalité du cœur.

En lien avec le monde  
L’idéal de paix et d’unité légué par nos fondateurs nous enseigne à chercher les moyens d’apporter la réconciliation à un monde brisé par les conflits et l’injustice. Nous essayons de vivre avec nos sœurs des relations d’harmonie, de pardon et de guérison. Soutenues par les relations formées en communauté, nous avons la force de devenir agents de paix et de réconciliation pour ceux que nous rencontrons dans le courant de notre vie. Conscientes que Dieu est bon et que toute la création est remplie de l’esprit de bonté de Dieu, nous reconnaissons que le profond respect de toute la création est une manière d’aimer Dieu et notre prochain.

Apostolat en collaboration avec les laïcs
Puisque nos Fondateurs étaient des laïcs, nous avons une estime particulière pour les laïcs fidèles et nous souhaitons trouver des moyens de travailler avec eux dans l’apostolat. Nous partageons la vie et la prière avec nos Associés et nous sommes enrichies par leur bonté et leur fidélité à l’Evangile.

Apprendre à prier
Notre prière se modèle sur Marie, femme fidèle qui a écouté la voix de l’Esprit au centre de son être. Nous valorisons les temps quotidiens de prière lorsque nous cherchons Dieu à travers les mots de l’Ecriture et dans le silence de notre cœur. Chaque jour en communauté nous prions ensemble la « Prière des Jours » partageant ainsi avec tout le Peuple de Dieu, dans une hymne continuelle d’action de grâce au Père. Ste Julienne Falconieri (1270-1341), première religieuse servite, avait une compréhension particulière et un amour spécial de la vie eucharistique du Christ. C’est d’elle que nous apprenons à estimer la Communion avec Dieu et toute l’humanité qui naît de la fraction et du partage du Pain de Vie.


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La Spiritualité Servite

  • Est une spiritualité de l’Incarnation
  • Elle est basée sur la théologie sacramentaire
  • Elle se caractérise par la compassion dans l’esprit de Marie
  • Elle s’intéresse à tout ce qui se passe dans le monde
  • Elle se manifeste par l’hospitalité
  • Elle respecte le caractère sacré de la création

La spiritualité servite est basée sur la théologie de l’Incarnation et de la Rédemption. Nous sommes immergés dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus telles qu’elles sont vécues parmi nous aujourd’hui. Nous sommes en compagnie d’autres personnes qui expérimentent le même appel à vivre dans la foi, nous appuyant sur la promesse que Dieu est toujours avec nous.

Nous avons été initialement bénis par l’huile des catéchumènes au Baptême et signés du saint chrème de la Confirmation pour porter la lumière du Christ dans le monde. Nous avons été nourris de l’Eucharistie pour l’œuvre de l’évangélisation. Ces choix de vie sacramentelle nous ont donné le moyen de réaliser la présence du Saint-Esprit qui nous consacre et nous guide dans toute notre vie.

Marie a cherché Dieu au centre le plus profond de son être. Elle a gardé avec amour la Parole de Dieu, méditant les vérités profondes et les promesses de sa riche tradition scripturaire. Elle a prié avec les thèmes de la spiritualité hébraïque et avec les mots d’autres femmes qui l’ont préfigurée dans son attente et dans sa foi, dans son espérance et dans son service. Sa compassion a jailli de son esprit de contemplation. Elle a été une véritable disciple et notre modèle en alliant prière et action dans son attitude de servante.

A n’importe quel moment notre spiritualité s’approfondit par tout ce qui se passe dans le monde. Notre conscience des courants actuels affecte notre réponse de foi aux besoins des autres. Cette relation au monde jaillit de notre internationalité en tant que Congrégation. Nous sommes unes dans la prière et dans l’action au service de la justice à travers la famille servite.

Notre manière de vivre se caractérise par une hospitalité cordiale vécue dans nos familles, les membres de nos communautés paroissiales et à travers les liens créés au long du temps. Ce que nous savons et ce que nous vivons aujourd’hui est la sagesse accumulée par tant de saintes personnes. Nous invitons les autres à dialoguer et partager les ministères dans l’ouverture et la volonté d’apprendre les uns des autres. Tous sont estimés et accueillis à la table servite.

La spiritualité servite est également modelée par l’environnement Nous prions dans le contexte d’une vie rurale, urbaine ou de banlieue A partir du silence de ce lieu lointain de nos débuts à Cuves, en France, jusqu’à l’agitation des grandes superficies des villes, notre conscience de la complexité de la vie augmente. Nous témoignons des valeurs évangéliques au milieu de gens de toutes cultures, occupations et styles de vie. Nous favorisons le caractère sacré de la vie et cherchons à assurer sa protection à travers toute la création de Dieu.


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Brève histoire des Servites de Marie de Londres (Sœurs servites)

1840-1845

Le Père Nicolas Chantôme est nommé curé à Cuves, dans le diocèse de Langres, dans l’est de la France. Son rêve est de commencer une école pour filles. Il partage son rêve ave Melle Brocard, une femme riche de la région de Langres, qui lui fournit les fonds pour l’achat d’une propriété et la construction d’un ermitage. L’ermitage se compose de trois petites pièces, une cuisine, une grande classe et un dortoir. Deux jeunes institutrices laïques, Barbe Marie Guyot et Françoise Clotilde Plique, acceptent de vivre à l’ermitage et de commencer l’œuvre. Vers 1844, il y a 35 élèves qui fréquentent l’école, 20 sont pensionnaires.

En juin 1845, trois des cinq jeunes femmes qui enseignent maintenant à l’école, commencent une année de noviciat dans le but de former une Congrégation missionnaire appelée « Sœurs du Calvaire ». Les trois jeunes femmes sont Barbe Marie Guyot – Sœur Marie du Calvaire ; Françoise Clotilde Plique – Sœur Elisabeth ; Anna Garnier – Sœur Louise. La règle qu’elles suivent est basée sur celle du Tiers Ordre des Servites. A la fin de l’année de noviciat, les trois «sœurs » ne se sentent pas prêtes à prendre un engagement avec des vœux. Elles sont reçues comme Servites du Tiers Ordre Séculier et acceptent de continuer l’œuvre.



1849-1864

Le 26 juin 1849, Sœur Marie Guyot meurt, à l’âge de 28 ans. A cette date, elles sont environ 40 « sœurs » qui se préparent. Sr Elisabeth Garnier quitte pendant les mois qui suivent la mort de Sr Marie, et avec la nomination d’une nouvelle supérieure, Mère Jean Vannier, et la perte de la meilleure enseignante, une crise éclate dans la communauté et à l’école. Lorsque le P. Nicolas Chantôme, premier inspirateur de la congrégation, est excommunié pour ses activités révolutionnaires soutenant la Révolution française de 1848, deux sœurs sont envoyées à Londres pour apprendre l’anglais afin d’entreprendre une œuvre missionnaire.

Plus tard, cette même année, quatre autres sœurs se joignent à elles – elles vivent toutes à St Giles (un quartier défavorisé) à Londres, dans des pièces louées aux Pères Oratoriens. En septembre 1852, toutes les sœurs qui sont encore à Cuves, quittent pour venir s’installer à Londres et apprendre l’anglais.

Les quatre années suivantes, ces sœurs se mettent à enseigner dans une « Ecole de défavorisés » (les plus pauvres des pauvres de St Giles), école récemment ouverte par les Pères Oratoriens. Il y a 500 élèves, la plupart des pauvres immigrants irlandais, qui sont instruits à l’Ecole des défavorisés, située dans une usine désaffectée à Dunn’s Passage. Les sœurs commencent également un orphelinat, St Ann’s Home, pour jeunes filles ; une école technique pour jeunes filles – St Philip’s Home, et St Martha’s Home pour des femmes et des jeunes filles « qui ont perdu leur identité ou sont en danger ». En 1857, avec la permission du Cardinal Manning du diocèse de Westminster, le P. Faber, supérieur de l’Oratoire, reçoit les premiers vœux des sœurs. Le nom de la Congrégation a été changé pour devenir les « Sœurs de la Compassion ». En 1860, les sœurs emménagent dans leur premier couvent : St Wilfrid’s, Cale Street, à Londres.

Mère Jean Vannier donne sa démission de supérieure de la congrégation en 1861 et les sœurs élisent Sr M. Philomène Morel, comme supérieure. Trois ans plus tard, les sœurs de la Compassion s’agrègent à l’Ordre des Servites de Marie et de nouveau changent leur nom pour celui de « Mantellées du Tiers Ordre des Servites de Marie ». Vingt quatre sœurs et neuf novices reçoivent l’habit servite, devenant une Congrégation religieuse autonome. Deux prêtres servites, le P. Oppi et le P. Morini, d’Italie, arrivent à Londres pour être aumôniers des sœurs servites.

1867-1893

Le 4 juin 1867, quatre sœurs sont envoyées au Raincy, en France, pour commencer un orphelinat appelé Maison St Joseph. Des incompréhensions avec les bienfaiteurs de St Wilfrid’s en 1868 amènent les sœurs à quitter Londres pour se rendre à West Grinstead, dans le diocèse de Southwark. En 1871, les sœurs peuvent acheter une maison convenable à Stamford Hill, au nord de Londres, et la maison-mère est transférée à Londres à St Mary’s Priory. En 1871, six sœurs sont envoyées à Green Bay, dans le Wisconsin aux USA, pour enseigner dans l’école des Pères servites. Cette fondation est fermée en 1874 et la plupart des sœurs retournent en Angleterre.

En 1875, les sœurs réunies en Chapitre général à Londres, décident de racheter le premier couvent de l’Ermitage à Cuves, en France. Dix ans plus tard, en 1885, la Maison Ste Marie, pensionnat construit à Cuves, est achetée afin d’ouvrir de nouveau le pensionnat.
Un deuxième essai est fait en 1892 d’établir les sœurs servites aux USA, d’abord à St Michael’s dans le Wisconsin, et en 1893 à Mt Vernon, dans l’Indiana. La communauté de Mt Vernon devient la semence de l’actuelle Province américaine.

1894-1910

Mère M. Philomène Morel, première Prieure générale des sœurs servites, meurt le 28 mars 1894. M. M. Antonia Loughnan est élue Prieure générale en août de cette même année. Pendant ce temps, les sœurs ouvrent un orphelinat à Gratzen, en Bohême, à l’invitation des Pères servites.

Les lois anticléricales votées en 1903, en France, amènent la fermeture de trois couvents. Certaines sœurs vont à Uccle, en Belgique et ouvrent une école. D’autres vont en Angleterre. En 1910, la Maison Ste Marie, à Cuves en France est vendue.

1914-1949

Lorsque la première guerre mondiale éclate, trois sœurs retournent en France pour travailler dans un hôpital à Dieulefit. Des réfugiés de Belgique sont accueillis à St Mary’s Priory, à Londres. En 1920, les sœurs servites de France retournent à Montmorency, mais elles n’ont pas le droit d’enseigner. Cependant, la communauté et l’école d’Uccle, en Belgique continuent. En 1938, la Congrégation s’est suffisamment développée pour pouvoir ériger trois Provinces : la Province anglaise, la Province américaine et la Province franco-belge. Avec la seconde guerre mondiale, les communications entre les Provinces sont sérieusement limitées.

1952-2005

Cinq sœurs quittent Londres pour faire une fondation à Browns Town, en Jamaïque, en 1952, où elles ouvrent un orphelinat. L’année suivante, quatre sœurs de la Province française s’embarquent pour le Canada pour ouvrir une école à Brook Island.

Trente quatre sœurs professes de la Congrégation de Notre-Dame des Douleurs de Bruxelles et de Wezembeek, en Belgique, sont reçues dans notre Congrégation, par fusion en 1962, et elles font partie de la Province franco-belge.

De 1967 à 1971, trois sœurs canadiennes ouvrent et ferment une mission au Guatemala. En 1967, les sœurs servites de la Province anglaise acceptent la première fondation au Pays de Galles à Chirk. Cette même année, vingt-six sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Compassion (St Denis en France), vivant toutes en Angleterre, sont reçues dans la Province anglaise de la Congrégation. En 1970, s’ouvre le premier couvent en Ecosse, à North Berwick.

De 1972 à 1977, trois sœurs canadiennes acceptent d’essayer de nouveau d’établir une mission en Amérique centrale, cette fois au Pérou. Comme au Guatemala, la mission ne dure que peu de temps.

En 1985, la Province anglaise établit une fondation à Benburb, en Irlande. Et, en 1990, trois sœurs de France partent pour Butembo au Congo (ex-Zaïre) pour ouvrir une fondation parmi les pauvres.

La Congrégation de Notre-Dame de la Compassion, les sœurs servites de Jolimont, en Belgique, se joignent à notre Congrégation en 1995 et elles deviennent Région dépendante du Généralat. En 2004, Sr Rose Chang, de Jamaïque, est élue neuvième Prieure générale.

 




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