Retour en haut
Brève histoire des Servites de Marie de Londres (Sœurs servites)
1840-1845
Le Père Nicolas Chantôme est nommé curé à Cuves, dans le diocèse de Langres, dans l’est de la France. Son rêve est de commencer une école pour filles. Il partage son rêve ave Melle Brocard, une femme riche de la région de Langres, qui lui fournit les fonds pour l’achat d’une propriété et la construction d’un ermitage. L’ermitage se compose de trois petites pièces, une cuisine, une grande classe et un dortoir. Deux jeunes institutrices laïques, Barbe Marie Guyot et Françoise Clotilde Plique, acceptent de vivre à l’ermitage et de commencer l’œuvre. Vers 1844, il y a 35 élèves qui fréquentent l’école, 20 sont pensionnaires.
| En juin 1845, trois des cinq jeunes femmes qui enseignent maintenant à l’école, commencent une année de noviciat dans le but de former une Congrégation missionnaire appelée « Sœurs du Calvaire ». Les trois jeunes femmes sont Barbe Marie Guyot – Sœur Marie du Calvaire ; Françoise Clotilde Plique – Sœur Elisabeth ; Anna Garnier – Sœur Louise. La règle qu’elles suivent est basée sur celle du Tiers Ordre des Servites. A la fin de l’année de noviciat, les trois «sœurs » ne se sentent pas prêtes à prendre un engagement avec des vœux. Elles sont reçues comme Servites du Tiers Ordre Séculier et acceptent de continuer l’œuvre. 
|
|
1849-1864
Le 26 juin 1849, Sœur Marie Guyot meurt, à l’âge de 28 ans. A cette date, elles sont environ 40 « sœurs » qui se préparent. Sr Elisabeth Garnier quitte pendant les mois qui suivent la mort de Sr Marie, et avec la nomination d’une nouvelle supérieure, Mère Jean Vannier, et la perte de la meilleure enseignante, une crise éclate dans la communauté et à l’école. Lorsque le P. Nicolas Chantôme, premier inspirateur de la congrégation, est excommunié pour ses activités révolutionnaires soutenant la Révolution française de 1848, deux sœurs sont envoyées à Londres pour apprendre l’anglais afin d’entreprendre une œuvre missionnaire.
Plus tard, cette même année, quatre autres sœurs se joignent à elles – elles vivent toutes à St Giles (un quartier défavorisé) à Londres, dans des pièces louées aux Pères Oratoriens. En septembre 1852, toutes les sœurs qui sont encore à Cuves, quittent pour venir s’installer à Londres et apprendre l’anglais.
Les quatre années suivantes, ces sœurs se mettent à enseigner dans une « Ecole de défavorisés » (les plus pauvres des pauvres de St Giles), école récemment ouverte par les Pères Oratoriens. Il y a 500 élèves, la plupart des pauvres immigrants irlandais, qui sont instruits à l’Ecole des défavorisés, située dans une usine désaffectée à Dunn’s Passage. Les sœurs commencent également un orphelinat, St Ann’s Home, pour jeunes filles ; une école technique pour jeunes filles – St Philip’s Home, et St Martha’s Home pour des femmes et des jeunes filles « qui ont perdu leur identité ou sont en danger ». En 1857, avec la permission du Cardinal Manning du diocèse de Westminster, le P. Faber, supérieur de l’Oratoire, reçoit les premiers vœux des sœurs. Le nom de la Congrégation a été changé pour devenir les « Sœurs de la Compassion ». En 1860, les sœurs emménagent dans leur premier couvent : St Wilfrid’s, Cale Street, à Londres.
Mère Jean Vannier donne sa démission de supérieure de la congrégation en 1861 et les sœurs élisent Sr M. Philomène Morel, comme supérieure. Trois ans plus tard, les sœurs de la Compassion s’agrègent à l’Ordre des Servites de Marie et de nouveau changent leur nom pour celui de « Mantellées du Tiers Ordre des Servites de Marie ». Vingt quatre sœurs et neuf novices reçoivent l’habit servite, devenant une Congrégation religieuse autonome. Deux prêtres servites, le P. Oppi et le P. Morini, d’Italie, arrivent à Londres pour être aumôniers des sœurs servites.
1867-1893
Le 4 juin 1867, quatre sœurs sont envoyées au Raincy, en France, pour commencer un orphelinat appelé Maison St Joseph. Des incompréhensions avec les bienfaiteurs de St Wilfrid’s en 1868 amènent les sœurs à quitter Londres pour se rendre à West Grinstead, dans le diocèse de Southwark. En 1871, les sœurs peuvent acheter une maison convenable à Stamford Hill, au nord de Londres, et la maison-mère est transférée à Londres à St Mary’s Priory. En 1871, six sœurs sont envoyées à Green Bay, dans le Wisconsin aux USA, pour enseigner dans l’école des Pères servites. Cette fondation est fermée en 1874 et la plupart des sœurs retournent en Angleterre.
En 1875, les sœurs réunies en Chapitre général à Londres, décident de racheter le premier couvent de l’Ermitage à Cuves, en France. Dix ans plus tard, en 1885, la Maison Ste Marie, pensionnat construit à Cuves, est achetée afin d’ouvrir de nouveau le pensionnat.
Un deuxième essai est fait en 1892 d’établir les sœurs servites aux USA, d’abord à St Michael’s dans le Wisconsin, et en 1893 à Mt Vernon, dans l’Indiana. La communauté de Mt Vernon devient la semence de l’actuelle Province américaine.
1894-1910
Mère M. Philomène Morel, première Prieure générale des sœurs servites, meurt le 28 mars 1894. M. M. Antonia Loughnan est élue Prieure générale en août de cette même année. Pendant ce temps, les sœurs ouvrent un orphelinat à Gratzen, en Bohême, à l’invitation des Pères servites.
Les lois anticléricales votées en 1903, en France, amènent la fermeture de trois couvents. Certaines sœurs vont à Uccle, en Belgique et ouvrent une école. D’autres vont en Angleterre. En 1910, la Maison Ste Marie, à Cuves en France est vendue.
1914-1949
Lorsque la première guerre mondiale éclate, trois sœurs retournent en France pour travailler dans un hôpital à Dieulefit. Des réfugiés de Belgique sont accueillis à St Mary’s Priory, à Londres. En 1920, les sœurs servites de France retournent à Montmorency, mais elles n’ont pas le droit d’enseigner. Cependant, la communauté et l’école d’Uccle, en Belgique continuent. En 1938, la Congrégation s’est suffisamment développée pour pouvoir ériger trois Provinces : la Province anglaise, la Province américaine et la Province franco-belge. Avec la seconde guerre mondiale, les communications entre les Provinces sont sérieusement limitées.
1952-2005
Cinq sœurs quittent Londres pour faire une fondation à Browns Town, en Jamaïque, en 1952, où elles ouvrent un orphelinat. L’année suivante, quatre sœurs de la Province française s’embarquent pour le Canada pour ouvrir une école à Brook Island.
Trente quatre sœurs professes de la Congrégation de Notre-Dame des Douleurs de Bruxelles et de Wezembeek, en Belgique, sont reçues dans notre Congrégation, par fusion en 1962, et elles font partie de la Province franco-belge.
De 1967 à 1971, trois sœurs canadiennes ouvrent et ferment une mission au Guatemala. En 1967, les sœurs servites de la Province anglaise acceptent la première fondation au Pays de Galles à Chirk. Cette même année, vingt-six sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Compassion (St Denis en France), vivant toutes en Angleterre, sont reçues dans la Province anglaise de la Congrégation. En 1970, s’ouvre le premier couvent en Ecosse, à North Berwick.
De 1972 à 1977, trois sœurs canadiennes acceptent d’essayer de nouveau d’établir une mission en Amérique centrale, cette fois au Pérou. Comme au Guatemala, la mission ne dure que peu de temps.
En 1985, la Province anglaise établit une fondation à Benburb, en Irlande. Et, en 1990, trois sœurs de France partent pour Butembo au Congo (ex-Zaïre) pour ouvrir une fondation parmi les pauvres.
La Congrégation de Notre-Dame de la Compassion, les sœurs servites de Jolimont, en Belgique, se joignent à notre Congrégation en 1995 et elles deviennent Région dépendante du Généralat. En 2004, Sr Rose Chang, de Jamaïque, est élue neuvième Prieure générale. |